Les familles Atikamekw d’Opitciwan étaient semi-nomades en 1950. Elles fréquentaient leur territoire de chasse 10 mois par année et depuis, les générations suivantes ont toujours gardé un lien fort avec leur territoire de chasse. La proximité avec la nature et la présence sur le territoire Atikamekw, Nitaskinan, sont partie intégrante de la culture Atikamekw.
La définition de notre culture se décline en cinq caractéristiques :
En maintenant son mode de vie, la nation Atikamekw utilisait les ressources de son territoire traditionnel. Depuis toujours, les générations interagissent entre elles pour continuer de transmettre les coutumes en matière de chasse et de cueillette de la flore dont les plantes médicinales.
La conservation des anciens rituels est fondamentale et leur transmission perdure, par exemple, il existe un rite makocan pour souligner un événement heureux ou un rite de passage.
Le partage et l’entraide sociale sont toujours en vigueur, tout comme l’attachement au fait de garder notre langue distincte vivante, faisant ainsi en sorte que la langue Atikamekw est la langue autochtone qui est, proportionnellement à sa population, la plus parlée au canada.
La possession et la maîtrise de savoirs anciens au sujet du système écologique amènent des ainés à enseigner le mode de vie et les comportements des mammifères, l’ours et le castor, entre autres, car nos aînés possèdent le savoir-faire lorsque, par exemple, nous allons en groupes multigénérationnels voir arranger, dépecer un castor, un esturgeon ou un lièvre.
Outre la religion catholique, la plupart de nos membre se sont réapproprié des cérémonies traditionnalistes, telles que la cérémonie des rites de naissance et celle des premier pas de l’enfant.